Ce jeudi, Ary Graça entame son dernier mois à la tête de la Fédération Internationale de Volley-ball (FIVB). Le Brésilien de 81 ans quittera le fauteuil de la présidence dans trente jours, au cours du 39e Congrès Mondial de la FIVB, qui aura lieu à Porto, au Portugal, du 15 au 17 novembre 2024.
Durant son mandat, Graça peut se féliciter d’avoir transformé la FIVB en un véritable écosystème. « En 2012, nous n’avions qu’une seule organisation, la FIVB, l’instance dirigeante mondiale de notre sport. Aujourd’hui, nous avons ajouté Volleyball World comme branche commerciale de la FIVB et maintenant la FIVB Volleyball Foundation. D’une seule instance dirigeante, nous sommes passés à un écosystème de trois entreprises ! La véritable trilogie du volley-ball ! » s’est-il réjoui lors de sa dernière visite en Asie.

Cependant, cette révolution n’a pas bénéficié à tous les continents de la même manière. L’Afrique, en particulier, semble avoir été laissée pour compte sur certains aspects. La Confédération africaine de volley-ball (CAVB) accuse un retard significatif par rapport aux autres confédérations continentales, notamment en termes de visibilité médiatique et de performances compétitives.
Pourtant, le Dr Ary Graça a toujours témoigné son amour et son soutien à l’Afrique. À plusieurs reprises, il a déclaré rêver de voir l’Afrique au podium d’une compétition internationale. Très récemment, au Maroc, il a réaffirmé ses propos : « Je suis sûr que dans les années à venir, nous verrons davantage de pays africains progresser dans le volley-ball et le beach-volley ! Je crois en l’Afrique ! Vous êtes dans mon cœur ! »
Malgré les efforts soutenus du Dr Ary Graça, les résultats concrets et durables pour l’Afrique restent encore à venir. Les équipes africaines continuent de rencontrer des difficultés aux compétitions internationales, les infrastructures de volley-ball sur le continent restent en retard par rapport aux autres régions du monde tout comme dans le domaine de la formation et de l’entraînement.
En élargissant de 32 le nombre d’équipes participantes au championnat du monde dès l’édition 2025, il a permis à l’Afrique de passer de 2 places directes à 3, avec la possibilité d’en obtenir jusqu’à 5 selon le classement FIVB. Cette décision a ouvert de nouvelles perspectives pour les équipes africaines, qui peuvent maintenant espérer se qualifier au mondial.
Alors que le Dr Ary Graça quitte la présidence dans un mois, l’Afrique se demande quel sera l’avenir de son volley-ball. Le prochain président de la FIVB devra relever les défis de la représentation, de la visibilité et des infrastructures. Il devra également répondre aux attentes des fédérations africaines et des joueurs. Pourra-t-il offrir à l’Afrique la place qu’elle mérite dans le monde du volley-ball ? Seul l’avenir le dira.
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