Le volley-ball camerounais est en crise depuis la tentative de renversement de Julien Serge Abouem, président de la Fédération camerounaise de volley-ball (FECAVOLLEY), par le Ministère des Sports et de l’Éducation physique. Le MINSEP a plongé le sport dans une situation de chaos.

Tout a commencé lorsque le MINSEP a décidé de manipuler les élections de la FECAVOLLEY en octobre 2022. Jacques Yoko, ancien international camerounais et français, avait été approché pour prendre la tête de la rébellion contre Julien Serge ABOUEM. Cependant, le champion d’Afrique 1989 avait refusé de jouer le jeu, selon des sources familiales. Cette information nous a été confirmée ce week-end par une source à la Fédération Camerounaise de Volley-ball.

Après ce refus, le MINSEP a sollicité Bello Bourdanne, un ancien vice-président de la Fédération Camerounaise de Volley-ball, qui avait déjà déclaré sa candidature sous le slogan “le candidat de l’unanimité”. Malheureusement, il a accepté de laisser tomber son programme électoral pour porte le conflit monté de toutes pièces par le ministère.

Depuis lors, Bourdanne sert d’instrument au MINSEP sous un slogan “Réconciliation” qui a plombé le volley-ball camerounais. Malgré les décisions de justice en faveur d’Abouem et l’intervention de plusieurs personnalités de la République, le MINSEP refuse toujours de retirer son soutien à Bello Bourdanne.

Sur le plan international, la Confédération africaine de volley-ball (CAVB) et la Fédération internationale de volley-ball (FIVB) attendent que l’État camerounais, via le MINSEP, mette fin à ce conflit d’intérêt qui fragilise le bon fonctionnement du volley-ball camerounais depuis plusieurs années. ”Les décisions de justice sont souveraines et c’est au pays de régler ce conflit interne entre les personnes“, a déclaré Mme Bouchra Hajij, Présidente de la CAVB, durant sa récente visite au Cameroun.

Le 8 octobre dernier sur sa page Facebook, Awal Sail Ahmed, capitaine de l’équipe nationale masculine du Cameroun a déploré l’état actuel du volley-ball camerounais “Avant, l’équipe nationale du Cameroun rivalisait avec les grandes nations… Aujourd’hui, on a rétrogradé de 10 ans. Ça fait mal pour les acteurs qui ont contribué à ce qu’on parle du volley-ball camerounais dans le monde.

Le MINSEP s’étant montré incapable, la résolution de la crise qui secoue le volley-ball camerounais repose désormais entre les mains des responsables politiques. Ils doivent faire appliquer les décisions de justice pour mettre fin à ce conflit qui a déjà suffisamment détruit ce sport, qui avait pourtant énormément contribué au Cameroun durant les dix dernières années.

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