L’équipe féminine du Cameroun n’a pas pu traverser le tour préliminaire du 19e Championnat du Monde de volleyball. Zéro victoire, aucun set gagné, le groupe rajeuni est sorti de la compétition par la petite porte avec toutefois 250 points inscrits contre 377 concédés. Sur une Corde raide depuis le tournoi de volleyball des 5e Jeux de la Solidarité Islamique de Konya, les lionnes ont multiplié trop d’erreurs à ce mondial.

Sa capacité en tant que coach ne peut être pointée du doigt. C’est un fin technicien rompu à la tâche mais cette année, Jean René Akono est pris au filet par ses choix forcés par le départ en retraite de ces meilleurs éléments et le rôle trouble de la FIVB. A cela s’ajoute la modeste préparation dont il a bénéficié et le forfait de la Challenger Cup. Ce que déplore le coach camerounais « C’est vrai que ça a été difficile parce qu’on avait prévu participer à cette compétition et le programme prévoyait après ce tournoi, d’aller continuer la préparation à Maribor en Slovénie et une semaine après enchaîner avec les Jeux de la Solidarité Islamique à Konya. Jouer les matchs amicaux et s’acclimater au climat européen avant le mondial. On n’a pas pu faire tout ça. C’était indépendamment de notre volonté et de celle de la Fédération parce que la Fédération ne produit pas les visas. On n’a pas pu avoir les visas a temps même la Fédération internationale a intervenu on a jamais réussi à avoir les visas. »  Résultat des courses, les championnes d’Afrique en titre se sont faites charcutées. Cinq défaites en autant de matchs sans le moindre set gagné. Autre punition, le Cameroun dominé par le Kenya en trois sets pourtant les Malkia Strikers étaient déjà considérant comme une proie des lionnes. « Comme je l’avais dit lors de l’interview après le tirage au sort, on était dans une poule à deux niveaux ce que j’appelai la première division, Italie, Pays-Bas et  Belgique et la deuxième division, Kenya,  Cameroun et Porto Rico donc je pensai qu’on avait toutes nos chances on avait vraiment beaucoup d’espoir mais le faite qu’on n’ait pas eu de matchs amicaux a été vraiment très handicapant. C’est ça qui nous a posé beaucoup de problèmes. Comme tout groupe jeune, les performances étaient en dent de scie, les sets où on joue bien, d’autres qu’on peut gagner, sauf qu’à un moment donné le manque d’expérience nous rattrapait mais on a beaucoup appris. » C’est justement sur le positif que Jean-René Akono compte capitaliser pour reconstruire une équipe compétitive pour la CAN 2023 et les qualifications des Jeux Olympique de Paris 2024. « On a perdu tous nos matchs, mais je dirais que tout n’est pas négatif, on a vu les choses très intéressantes et je pense qu’avec ces jeunes, il y’a un avenir prometteur, il faut juste qu’on puisse retrouver les mêmes moyens qu’on avait avant. C’est à dire qu’on puisse avoir les visas à temps, des préparations dignes avec des matchs amicaux. »

Sur le chemin de cette reconstruction, trois chantiers devront s’ouvrir : Tactique, mental, physique et quatre points devront être reconsidérés : certains retours notamment celui de Laetitia Moma Bassoko très jeune pour la retraite (29 ans) qui pourrait d’ailleurs être un repère pour les plus jeune, le problème de nationalité sportive, les nouvelles venues comme Carine Blamdai, Arielle Olomo, Brandy Gatcheu et autres et enfin le soutien de la tutelle tant célébré mais qui n’est malheureusement pas assez palpable sur le terrain comme dans d’autres disciplines.

 

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