L’Universitaire s’est exprimé le week-end dernier sur le conflit, pour la tête de la Fédération Camerounaise de Volley-ball. Il déplore le jeu trouble de l’État dans sa médiation tout en restant convaincu que le Comité National Olympique et Sportif du Cameroun dont le Comité d’éthique convoque Julien Serge Abouem à sa prochaine session, ne peut arbitrer cette affaire s’il est mêlé de près ou de loin aux hostilités.

Invité à Magic FM le week-end, le politologue camerounais Eric Mathias Owona Nguini, s’est montré exaspéré par la bataille pour la tête de la FECAVOLLEY. « Ce qui se faisait pour le football a déjà contaminé d’autres fédérations. Voilà une fédération qui marchait relativement bien, qui produisait des résultats, qui faisait des réformes intéressantes, bon qu’on puisse changer le dirigeant, il n y ‘a pas problème. Mais si ça doit se faire, que cela se fasse dans la dynamique propre de la fédération. Sans être un forcing ». Et l’une des premières conséquences de ce forcing,  est la non qualification du Cameroun aux Jeux Olympique 2024.

Le Vice-recteur de l’université de Yaoundé 1, habitué à prendre la parole lors des joutes postélectorales, impute cet échec à l’État camerounais qui selon lui ne joue pas franc-jeu dans cette bataille.« L’État lui-même s’est réparti des deux côtés. On valide un président ici, on invalide un autre-là, après par les procédures budgétaires, on valide celui qui avait été invalidé et on invalide celui qui avait été validé. Tout ça, peut produire quoi ? Et c’est une maladie qui doit continuer à contaminer d’autres fédérations si l’État ne tape pas du poing sur la table », prévient-il.

Concernant la convocation du président Julien Serge Abouem par le comité d’éthique du CNSOC lors de sa prochaine session le 5 septembre à 16 h pour une question d’éthique sportive au sein de la FECAVOLLEY, le professeur Eric Mathias Owona Nguini met en doute la bonne foi de l’association du connel Hamad Kalkaba Malboum « Le Comité National Olympique doit rester dans sa posture. Qui est une posture d’arbitre suprême national. S’il est contaminé par les luttes entre les différents groupes alors on ne va pas s’en sortir », a-t-il conclu.

Et dans une note signée par le président Julien Serge Abouem, la Fédération Camerounaise de Volley-ball dont le siège est situé à Messa,  dit d’ailleurs ne pas reconnaître le bureau exécutif du Comité National Olympique et Sportif du Cameroun élu le 26 janvier 2023 à Yaoundé et pas conséquence l’ensemble de ses organes.

D’après le Procès Verbal de cette élection du CNOSC, seulement seize fédérations sur la cinquantaine que compte le Cameroun ont pris part à ce scrutin. En plus, sur la poignée de présidents, l’élection de plusieurs est très contestée à l’instar de celui du chef de la FECAVOLLEY dite ”Réconciliation”.

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