Soupçon de détournement de fonds publics, recherche de légitimité et respect du droit : les lions indomptables de volley sont au regard des faits, largement dominés dans un match de titan dont ils peuvent néanmoins renverser la vapeur à tout moment.

Bientôt, un an comme les Championnats d’Afrique des Nations de Volley-ball masculin 2023, se sont refermés au Caire, en Egypte. Mais au Cameroun, la compétition joue encore son cinquième set. Les lions de Volley réclament en effet depuis avril dernier, leur prime de participation au tournoi dans un climat conflictuel que connaît le volley-ball camerounais depuis un peu plus d’un an déjà. Bello Bourdanne, président de l’une des fractions de la Fédération Camerounaise de Volley-ball, est particulièrement mise en cause. Malgré son statut d’usurpateur de titre déclaré par la justice camerounaise, c’est lui qui affilie les sélections nationales du Cameroun aux compétitions internationales grâce au code FIVB qui sont à sa possession depuis février 2023 . C’est donc par ses soins qu’Ahmed Awal et ses coéquipiers avaient pris part à la dernière compétition Senior de la Confédération Africaine de Volleyball (CAVB) en août dernier sur le sol égyptien. Mais le chef d’équipe de la réconciliation ne détient pas le porte feuille de la FECAVOLLEY, impossible donc pour lui, de régler les factures.

Abouem : le porteur !

Comme le Messie, Il fait son entrée en scène le 3 mai 2024 soit 11 jours après les sorties fracassantes de Steve Boyomo et Yvan Kody du 22 avril et 10 jours après celle du capitaine de l’équipe nationale de Volley-ball masculin du Cameroun, Ahmed Awal qui réclament tous leur prime de participation à la CAN 2023. Cependant, la main tendue de Julien Serge Abouem qui attendait les Relevés d’Identité Bancaire (RIB) pour le virement de leur prime est différemment appréciée par les principaux acteurs. Après la première demande qui n’avait visiblement pas abouti, la seconde est intervenue le 14 juin et fixant la nouvelle date limite de recevabilité des RIB au vendredi 21 jun et c’est curieusement ce jour, que Steve Boyomo va effectuer sa deuxième revendication sur son compte Facebook.

Victime d’injustice lors des élections de la Fédération Camerounaise de Volley-ball en 2023, Julien Serge Abouem a été rétabli dans ses fonctions de président de la FECAVOLLEY en début d’année par la Cour Suprême du pays. C’est dont lui qui détient le matricule budgétaire de la Fédération. Mais la plupart des joueurs interrogés sur le sujet critiquent la démarche du patron de la Refondation. « On ne peut pas nous demander de déposer nos RIB sans savoir combien on va virer » a déclaré l’un des joueurs cadres de l’équipe dans l’anonymat « on connaît combien Bello doit nous payer », précise-t-il « On cherche à entrer en possession du bordereau de paiement » va-t-il lancer pour sortir.

Des déclarations qui concordent avec l’analyse de l’un des observateurs avertis du mouvement sportif camerounais. Contacté par notre rédaction, il a lui aussi requis l’anonymat. « Vous ne pouvez pas vous lever un matin et venir chercher à résoudre un problème d’adulte sans concertation préalable. Abouem pour des raisons qu’on connaît, n’était pas au début de l’affaire, mais il sait très bien comment cette affaire de prime marche. En 2021 par exemple, lorsqu’il y a eu une légère revendication des primes par les mêmes, on n’a pas vu un tel document sur la toile, pourquoi cette année, la mise à disposition des RIB est devenue une information publique ? » se demande-t-il « Au Cameroun, on sait que le porteur est capricieux, mais Abouem gagnerait à utiliser la procédure habituelle en toute discrétion et dès lors qu’il aura fait le virement dans les différents comptes, il pourrait maintenant informer l’opinion nationale et internationale qu’il a payé les lions en tant que président légal de la FECAVOLLEY pour reprendre vos termes. Le capitaine Ahmed dans sa sortie d’avril que j’ai beaucoup aimé, se plaint de la communication coupée entre joueurs et administration. Il faut prendre ça en considération ! » , a-t-il conclu en précisant « Je ne veux pas voir mon nom dans votre article. Les gens doivent se concentrer uniquement sur mes propos ».

C’est en gros, un tie-break nébuleux que nous vivons et le score final, pourrait franchir la barre des 25 points comme l’un des matchs de la dernière Ligue des Nations de Volleyball féminin.

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