Vendredi 04 novembre, le capitaine de l’équipe de France, Benjamin Toniutti était face aux journalistes de la Fédération Française de Volleyball. Le passeur tricolore a évoqué le début sans faut du championnat polonais avec son club de Jastrzebski Wegiel, ses ambitions pour la saison 2022-20223et surtout le dégoût du mondial 2022 donc nous vous proposons cette portion de l’entretien.

Benjamin Toniutti sous les couleurs de la France / Photo FFVB                                                                                                                                 

Comment se passe le début de saison avec Jastrzebski Wegiel ?
Tout va bien ! On a gagné nos sept premiers matchs de championnat, en faisant le plein de points. On a gagné la Super Coupe, donc pour l’instant c’est un début de saison parfait. Maintenant, on sait que la saison est très longue. On joue sur tous les tableaux, la Ligue des champions va arriver la semaine prochaine. Ça va continuer sur un rythme assez impressionnant, puisqu’on va pratiquement jouer tous les trois jours jusqu’à la fin de la saison.

Il va falloir rester concentrés. Il y aura forcément des défaites, dont il faudra se remobiliser et penser tout de suite au match d’après. Même chose après une victoire. Ça va enchaîner ! Il va falloir être prêts. Mais on a un gros collectif, ça nous a permis de tourner un petit peu sur le début de saison, sur certains matchs. Pour l’instant, tout se passe bien.

Revenons sur l’été qui s’est achevé il y a quelques semaines avec l’équipe de France. As-tu digéré la déception du championnat du monde, et cette défaite au tie-break en quarts de finale contre l’Italie ?
Ça a été très difficile à digérer, je dois l’avouer, parce que c’était un objectif très important pour l’équipe, pour ce groupe, parce que c’est ce qui nous manquait, une médaille dans un championnat du monde. Personnellement aussi, ça a été très dur, parce que c’est quelque chose qui me manquait. Après, vu comment s’est terminé le Mondial, on voit qu’on est tombé contre une équipe d’Italie qui a parfaitement joué et qui a mérité son titre mondial. Maintenant, il va falloir repartir, pour préparer au mieux l’été prochain, et surtout Paris 2024.

Après un match comme celui-là, au dénouement aussi fort, comment se sent-on ? On a envie de penser à autre chose que le volley, ou au contraire, on a tout de suite envie de rejouer pour prendre sa revanche ?
Personnellement, mon envie, même si c’était très dur, c’était de repartir en club, et de tout de suite retrouver du rythme, des matchs, des entraînements, et passer à autre chose. Cela reste du volley, mais c’est avec une nouvelle équipe, de nouvelles ambitions. En tout cas je l’ai vécu comme cela.

On a eu une semaine de repos après le championnat du monde où j’ai complètement déconnecté du volley, et ça m’a fait beaucoup de bien, même si j’étais dégoûté. Mais ensuite c’était important de repartir avec tout de suite cette ambition de continuer à progresser, à gagner, parce que c’est notre quotidien, tout simplement. C’est difficile d’enchaîner comme ça, les saisons et les compétitions, mais il faut avoir cet état d’esprit. Il faut cela pour avancer, progresser individuellement et collectivement, et arriver le mieux possible en équipe de France.

Vous projetez-vous déjà sur la prochaine campagne ?
Les étés s’enchaînent. On va avoir de nouveau un été avec la VNL puis l’Euro. On attend déjà de voir ce que sera le format de la VNL, on espère qu’on aura un calendrier plus clément que l’année dernière, où on n’a pas été épargnés par les voyages. J’espère qu’on aura un meilleur calendrier, et qu’on fera une belle VNL et un bel Euro, pour continuer à progresser. Après, un peu plus tard, on pensera aux Jeux Olympiques, mais on l’a tous déjà dans un coin de notre tête.

 

 

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