Après le centre de formation de Volleyball Dynamique nouvelle de Bafoussam, Joss Owona 21 ans, a rejoint Cameroun Sports Volley à Yaoundé il y’a quelques temps. A l’occasion du premier tournoi Blue Beach Challenge disputé le weekend dernier dans la ville de Douala, ce talentueux central s’est confié sans détours à nous dans une interview.

–  Bonjour Joss et tout d’abord merci d’avoir répondu à notre sollicitation pour cette première interview avec Cam Volley. Pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous vous présenter ?

Moi c’est Joss Owona,  joueur de volley depuis pratiquement 5 ans et je joue avec l’équipe nationale U21. En fait l’histoire débute grâce à mon frère joueur de volley également. Quand il partait aux entraînements je me retrouvais seul à la maison du cours comme je voyais les matchs et j’aimais ce sport, un jour j’ai décidé d’aller aux entraînements par les moyens un peu compliqué mais je suis allé et lorsque mon coach a vu que j’avais les capacités pour jouer il a appelé la maman et elle a permis que je puisse commencer les entraînements, c’est comme ça que je me suis retrouvé dans le monde du volleyball

–  C’était avec quel club ?

Dynamique nouvelle de Bafoussam

–  Vous jouez à quel poste

Central ! Mais là-bas je n’avais pas encore de poste parce que c’était un centre de formation. C’est bien après ma première FENASCO qu’on a commencé à me faire jouer au poste de  Central.

–  Est-ce que vous êtes apte à ce poste et quelles sont les difficultés que vous rencontrez sur le terrain

Je suis apte et je m’en sors bien mais le seul problème c’est au niveau de ma taille. c’est un poste de géant si je peux le dire comme ça. Mais lorsque je me retrouve face à eux je ne lâche pas c’est comme un défi à relever genre si  je n’ai pas leur taille je dois tout faire pour gagner mes duels face à eux et je m’en sors toujours.

–  Le volleyball représente quoi pour vous?

Je ne sais pas comment dire ça. Mais le volley c’est un peu comme ma vie (rire). Je suis tellement à l’aise quand je joue au volley. Même quand j’ai les problèmes, je les oublie lorsque je joue au volley, c’est comme une passion en tout cas.

–  Comment est-ce que vous avez fait pour intégrer le grand Cameroun Sports Volley ?

Je jouais toujours au championnat junior avec mon centre de formation de Bafoussam et puis un jour que nous sommes arrivés à Yaoundé pour jouer, le coach adjoint présent de Cameroun Sports connaissant que je devais venir m’installer à Yaoundé l’année qui suivait, est venu me voir et m’a dit ‘’mon petit ça te dit de venir t’entraîner avec nous l’année prochaine?” et une fois sur Yaoundé j’ai commencé à m’entraîner avec eux pendant un an avant d’intégrer le club.

–  C’était en quelle année l’intégration ?

L’année passée

–  C’est quoi l’objectif du club pour cette saison et vos objectifs à vous-même?

L’objectif avec le club c’est de reprendre la coupe que nous avons gagné la saison dernière et si possible faire le doublé avec le championnat et mes propres objectifs, c’est de continuer à travailler pour améliorer mes défauts enfin qu’on puisse m’appeler chez les seniors.

–  L’équipe nationale séniore est déjà un objectif majeur ?

Bon comme plusieurs joueurs ! Tout le monde veut jouer à l’équipe nationale et il faut juste continuer de s’entraîner pour ça sachant aussi qu’il y’a les clubs qu’on vise à l’extérieur sinon ça commence par l’équipe nationale.

–  Vous visez déjà un club à l’extérieur?

Pas encore! Cependant le club qui me fera appel ou bien qui acceptera ma demande je vais aller jouer. Et avec le temps, je vais viser un championnat dans lequel je vais jouer pour pouvoir m’améliorer. Pour le moment je veux d’abord être performant.

–  Vice-champion d’Afrique 2021 dans votre catégorie et qualifié pour le mondial que vous finissez par manquer pour des raisons de visas. Comment est-ce que vous avez géré ça au sein de la tanière?

C’était un coup difficile à encaisser. Après la CAN, sans vous mentir chacun se préparait déjà en club jusqu’au stage qu’on a fait pour le mondial, le coach lui-même a été étonné de notre évolution. C’était vraiment difficile mais on sait que ce sont les choses qui arrivent. On a bien voulu prendre ça comme ça mais ça nous a un peu suivi durant une à deux semaines en club parce que mentalement on a été touché mais c’est passé. Il faut aussi ces choses pour éveiller l’esprit du sportif, pour moi c’était une expérience de plus.

–  Troisième au premier Blue Beach Challenge, un mot sur votre paire ?

On a fait un bon tournoi et nous ne sommes pas déçus de notre classement parce que ce sont nos grands frères qui nous entraînent qui nous ont battu en demi-finale. (Rire)

–  Est-ce qu’il vous est déjà arrivé de faire un geste, ou un saut lors d’un match pour plaire à quelqu’un notamment à la petite amie?

(Rire) Moi je suis un peu du genre quand je joue, je ne lance pas le regard dans les gradins je suis concentré sur mon match.  C’est vrai j’ai les performances au saut mais si je fais un saut étonnant c’est  uniquement pour faire le point. Je ne pense pas au public quand je joue ; même aux petits tiraillements je ne prête pas l’oreille. Ce qui m’intéresse c’est de gagner mon match et remporter la compétition.

–  Pour sortir, un mot sur l’administration de la FECAVOLLEY et les coaches qui vous ont entrainés jusqu’ici…

Depuis le début de ma carrière je suis tombé sur les coaches encourageants. Qui m’ont toujours galvanisé à travailler,  à toujours être droit, à éveiller mon esprit par seulement sur le plan du jeu mais aussi sur le plan éducatif et scolaire au point où j’ai les coaches qui ont surveillé mes bulletins scolaires. Sur l’aire de jeu ils m’ont appris à être très concentré, très mature et très posé. Je les félicite pour ça, ils sont nombreux je ne vais pas citer de noms et je pense aussi aux coaches qui m’ont tenu dans les différentes équipes nationales où j’ai déjà été.

Pour la Fédération j’encourage vraiment ce qu’ils font. Ils se soucient aussi du système éducatif des sportifs. Si vous avez remarqué on a déjà lancé le collège Johnston à Yaoundé et plusieurs sportifs fréquentes là-bas et d’autres ont eu leur examen. Donc c’est pour dire que la fédé n’encourage pas seulement le volleyball mais aussi l’école. Maintenant c’est à chaque jeune de voir s’il veut faire école et volleyball ou il aimerait faire uniquement volleyball. Parce que plusieurs pourront  un peu se perdre, si je peux le dire ainsi et bon nombre de personnes pourront indexer la Fédération pourtant la Fédération propose juste des moyens de s’en sortir et c’est à chacun de faire le choix.

–  Et vous votre choix c’est…

(Sourire) Moi je continue mon école. Je suis déjà à l’université. J’ai eu mon Baccalauréat l’année passée en pleine CAN j’ai composé juste après la compétition, précédée d’une longue période de préparation. Pendant cette période, on faisait par moment les cours et puis ceux qui étaient dans leur ville partaient sans problème à l’école et revenaient aux entraînements après. C’est juste pour dire que le sport ne freine pas l’école.

 

 

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