Désigné meilleur libéro de la saison 2021-2022 au Cameroun puis adoubé par le coach Guy Roger Nanga comme défenseur principal des lions indomptables du volleyball au championnat du monde 2022 en Slovénie, Kevin Bassoko avait réalisé la première meilleure année de sa jeune carrière. A 22 ans, le nouveau ‘’gardien du temple’’ de Port Autonome Volleyball de Douala est comme possédé par le démon de la gagne.

kevin Bassoko en réception au mondial 2022/ Photo Volleyball World

Que son air juvénile ne vous trompez pas. Sur les terrains de volley, Kevin Bassoko est tout sauf un enfant de chœur. Malgré sa jeunesse, il fait déjà partir des pièces maitresses de l’équipe nationale du Cameroun pourtant, il n’a jamais fait le moindre point pour elle. Logique! Au volleyball, le libero ne peut ni attaquer, ni servir et doit jouer en manchette tout près du filet. « C’est vrai que c’est assez frustrant d’être libero sur un terrain parce que dans le volleyball, le libero c’est un peu celui-là qui va faire la sale boulot. Et parfois ce boulot n’est pas très souvent récompensé. Il va faire un sauvetage vraiment risqué et pas la suite son attaquant ne fait pas le point mais après on fait avec c’est le sport qu’on a choisi et on doit se soutenir »,  soutenir, défendre c’est son rôle principal au cours des matchs et à ce poste, le français jenia Grebennikov qui est considère comme meilleur libero du monde, a marqué son esprit. « De par son abnégation et sa qualité de jeu. Je trouve qu’il est bon à tous ses matchs et il m’inspire beaucoup».

Et c’est devant son idole que le vice-champion d’Afrique 2021 dit avoir livré le meilleur match de son premier championnat de monde en 2022. « C’était notre dernier match et c’est le match où je me suis plus exprimé avec plus de temps de jeu. Je me rappelle de deux défenses que j’ai faites. C’était le rally (échange de balle qui met long entre deux adversaires). J’ai fait deux défenses et deux plongeons d’affilée et relevé le ballon à mon coéquipier Landry Kavogo qui a fait le point. Je pense que c’est l’une de mes actions du mondial 2022 », après une bataille digne de celle des lions, le Cameroun s’était incliné en trois sets face à la France.

Après cette belle expérience, Kevin a préféré poursuivre sa carrière au Cameroun malgré les multiples propositions externes, « Avec certains on n’a pas été d’accord sur certains points avec d’autres, il y a eu un problème de visa etc. Donc pour le moment je suis au Cameroun»  révèle décomplexé le double vainqueur de la Coupe du Cameroun avec Cameroon Sports Volley.

kevin Bassoko et ses coéquipiers au mondial 2022/ Photo Volleyball World

Au Cameroun, c’est au sein de Port Autonome de Douala, club de volleyball le plus structuré du pays qu’il a déposé ses valises après ce mondial. Objectif, dit-il, rafler tous les trophées nationaux et continentaux avec le PAD au championnat d’Afrique des clubs et être champion d’Afrique avec l’équipe du Cameroun et pourquoi pas le titre du meilleur libero du continent pour la cerise sur le gâteau ? Et il y croit « Je m’entraîne chaque année en souhaitant juste qu’il ait des compétitions pour me confirmer mais je pense que cette année sera la bonne avec le travail qui est fait », espère-t-il. Pour Samuel Sole, ancien joueur des Forces Armées et Police, Kevin est un génie capable de tout et à tout moment « Depuis 2019, je joue avec Kevin qui a chaque fois, me montre que lorsqu’on croit vraiment en ses rêves, ils peuvent devenir réalités. Des joueurs talentueux j’en ai vu mais lui, il a quelque chose de particulier. Il fait briller tout ce qu’il touche et croyez moi quand je le dis c’est parce qu’il m’a montré  une autre facette de ce sport que je ne connaissais pas », témoignait en 2022, sa paire de longueur date au Beach-volley

Issue d’une famille multisports à laquelle appartient la célèbre Laetitia Moma Bassoko, Kevin est de temps en temps excité au travail par ses proches. « Mes deux ainés plus grands ont fait dans le football, ils ont été internationaux camerounais comme ceux du volleyball. Donc je suis dans une famille de sportifs et je reçois beaucoup de conseils et d’encouragements venant d’eux et même des gens qui sont autour de moi. Du genre ne baisse pas les bras, rester humble et je pense que c’est la qualité première d’un sportif, l’humilité », des conseils qui forgent le jeune homme  déjà hyper discipliné, plein de qualités sportives et humaines, mais aussi d’une  envie peu commune de tout gagner.

 

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