Le weekend dernier a été mouvementé dans l’ensemble des chaumières du volleyball camerounais. Alors que jeudi 15 décembre dernier qui marquait la fin du processus électoral au sein des Fédérations Sportives Civiles Nationales, plusieurs observateurs avertis de la scène du volleyball camerounais s’interrogeaient sur le cas de la Fédération Camerounaise de Volleyball dont les élections avaient été sursises par son président  Julien Serge Abouem, le 14 novembre dernier, sous instruction du Ministre des Sports et de l’Education Physique. L’ambiance n’est plus la même depuis vendredi. En effet, le MINSEP a ordonné la reprise du processus électoral au sein de la FECAVOLLEY. Une reprise conditionnée toutefois par le retour à l’Assemblée Générale de 2013 et selon l’exécutif actuel c’est contre la loi du pays.

Le président Julien Serge Abouem de la Fédération Camerounaise de Volleyball s’accroche au droit. Dimanche matin dans sa mise au point, il a fait savoir que son instance ne violera pas la loi du pays. « Le principe du non rétroactivité de la LOI a pour corollaire le principe de l’immédiateté de l’application de la LOI. Cela signifie que dès qu’une LOI est votée et promulguée, elle connait une application immédiate et régit le futur en même temps qu’il est mis fin à l’application de l’ancienne LOI. Ne me demandez pas d’aller appliquer la Loi de 2011 alors que le Président de la République a promulgué une nouvelle loi en 2018. Cette loi nous a demandé de modifier nos statuts dans les 6 mois, ce que l’Assemblée Générale de la FECAVOLLEY a fait. Vous dites que vous allez retirer l’agrément de la FECAVOLLEY ? allez-y. Nous, nous ne violerons pas la Loi de la RÉPUBLIQUE à la Fédération camerounaise de volleyball.» A-t-il lui-même écrit dans le groupe WhatsApp de la Fédération.

En effet dans sa lettre ordonnant la reprise du processus électoral au sein de la Fédération Camerounaise de Volleyball, le ministre demande au président de la FECAVOLLEY de convoquer une Assemblée Générale Extraordinaire, constituée des membres de l’AG régulière de 2013 et de statuer sur la base des textes de la même année pour créer une Commission Électorale Indépendante, adopter un Code Electoral, réviser les textes et arrêter un chronogramme électoral fédéral.

Le MINSEP estime entre autre que la FECAVOLLEY n’a pas remplie les dispositions de la loi en Vigueur (article 7 et 8.1) précisant les conditions de validité des statuts et règlements élaborés par les associations sportives lors de l’élaboration des statuts par l’AG de 2018 pourtant cette AGE avait été présidée par le représentant de le monsieur le Ministre des Sports et de l’Education Physique.

Voici d’ailleurs son allocution prononcée à cette AGE

Monsieur le Président de la Fédération Camerounaise de Volleyball,

Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d’Administration de la Fédération,

Mesdames et Messieurs les membres de l’Assemblée Générale de la Fédération,

Monsieur le Commissaire du Gouvernement ;

Chers invités,

Cest un agréable devoir pour moi de prendre la parole ici et en ce jour, à l’occasion de la tenue de l’Assemblée Générale Extraordinaire de la Fédération Camerounaise de Volleyball.

Comme nous le savons tous, le Chef de l’Etat, S.E. Monsieur Paul BIYA a, depuis quelques années, fixé le cap de l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035. Et la contribution du sport camerounais à l’atteinte de cette ambition louable est impérativement attendue.

S’agissant du sport en général, le Président de la République, Chef de l’Etat, a promulgué la Loi 2018/014 du 11 juillet 2018 portant Organisation et Promotion des Activités Physiques et Sportives au Cameroun. Cette loi, justifiée à l’évidence par l’urgence de mettre un terme aux différents dysfonctionnements relevés au sein du mouvement sportif, donne le ton d’une nouvelle gouvernance du sport au Cameroun.

En clair, tout en affirmant son souci de redorer le blason du sport dans notre pays, la loi 2018 entend cerner et capitaliser tous les enjeux dont son organisation voulue plus pertinente pourrait recéler.

L’arrimage de vos textes statutaires à la Loi N°2018/014 susmentionnée, dont la haute importance n’est plus à démontrer, devrait en constituer l’un des piliers majeurs, à condition d’en parfaire le fonctionnement et l’organisation, d’instaurer une gouvernance saine, concertée et synergique des ressources multiformes puis d’impliquer pleinement les compétences qui lui sont attribuées.

D’où la tenue de cette assemblée générale extraordinaire dont le but plausible est de s’accorder avec la réglementation en vigueur de notre pays.

La présente Assemblée Générale extraordinaire doit vous permettre de vous imprégner de vos projets de textes sous réserve des résolutions du prochain séminaire qui viendra définitivement donner un cadrage que devront obéir toutes les fédérations sportives nationales.

Tout en sachant pouvoir compter sur la bonne foi et le dévouement de toutes les parties prenantes afin de donner enfin des statuts clairs et lisibles à votre fédération, je voudrais souhaiter plein succès aux présents travaux que je déclare ouverts.

Vive le volleyball !

Vive le Mouvement Sportif National !

Vive le Cameroun et son illustre Chef, Son Excellence  Paul BIYA.

Je vous remercie pour votre aimable attention. /-

La lettre du Minsep

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