Le président Julien Serge Abouem sera-t-il candidat à un second mandat ? L’on se souvient que lors de l’Assemblée Générale Extraordinaire de la Fédération Camerounaise de Volleyball, le vendredi 28 octobre dernier au Collège Bilingue Sports–Etude Johnston, l’homme de la refondation avait laissé planer le doute sur sa candidature à la présidence de la FECAVOLLEY. Et à quelques heures de la clôture du dépôt des candidatures (15 novembre), il ne s’est toujours pas officiellement déclaré candidat à sa propre succession. Le personnage qui a toujours su rester droit dans ses bottes serait-il en trait de plier l’échine face aux manœuvres de déstabilisations devenues récurrentes et orchestrées par une poignée de personnes qui  n’aurait toujours pas digéré son élection de 2013 ?

C’est sans doute passé comme une lettre à la poste vendredi 28 octobre dernier mais Julien Serge Abouem avait laissé entendre en Assemblée Générale Extraordinaire qu’il pourrait ne pas briguer un second mandat à la tête de la FECAVOLLEY. « Je ne sais pas si je serai candidat ! Je réfléchi encore » Avait-il répondu à une question venue dans la foule. Si les candidats se dévoilent de part et d’autre et souvent par des attaques, le camp du chef de file du projet baptisé la refondation en 2013 est encore dans la zone d’échauffement. Aucune candidature officiellement annoncée et les campagnes d’intimidations et de déstabilisions contre sa candidature sont de plus en plus récurrentes et entre temps la Commission Electorale Indépendante est a moins de 24 heures de la clôture du dépôt des candidatures.

Mais à quoi ressemblerait le volleyball camerounais sans son président Julien Serge Abouem les prochaines années ? La perte d’un projet, d’une vision, la déchirure d’une famille, la désillusion des jeunes pensionnaires des écoles de volley ou alors une nouvelle ère qui pourrait être catastrophique pour le ballon volant camerounais ? La vision de ce dernier reste un idéal et le socle de l’avenir d’un volleyball camerounais professionnel et de la production incontesté des talents. Dénichements, formations, victoires, infrastructures, le bilan de son premier mandat est éloquent. Les entraînements des équipes nationales sur le goudron et sur la terre sont carrément révolus. Mais les grands chantiers qui devront le rehausser sont en cours et ne peuvent être piloté que par lui : La finition du Collège Sport–Etudes Johnston de Yaoundé et la construction des trois autres Johnston pour un Johnston par secteur comme promis.

La matérialisation de la convention paraphée avec le réseau des femmes maires du Cameroun comme celle du CICM pour plus d’enceintes sportive dédiée au volleyball sur le territoire nationale. Placer le Cameroun dans le top 10 des sélections mondiales, Abouem en a la stratégie, les capacités et même les moyens. Le quinquagénaire a fait exploser toutes les barrières en matière de marketing et de notoriété pour la Fédération Camerounaise de Volleyball en moins de 9 ans. Les résultats sont lumineux. Grâce à ces différents partenariats, les championnats locaux se jouent dans toutes les catégories, la Fédération aligne en moyenne six équipes par an aux compétitions internationales pourtant dix avant c’était carrément le noir obscur.

Passionné, le président Julien Serge Abouem s’est rendu indispensable pour le volleyball camerounais. On peut lui reprocher d’être entouré de certaines personnes un peu laxistes, mais son leadership de management parvient à combler le vide. Celui qui dit aimer le volleyball camerounais devrait également l’aimer, l’accompagner et le plébisciter à la tête de la Fédération Camerounaise de Volleyball pour un second mandat et même pour 10 ans s’il éprouve toujours le désir de porter le volleyball camerounais.

 

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