Le volley-ball camerounais, malgré les performances des sélections nationales depuis l’avènement de la refondation, baigne localement dans l’amateurisme. Et pour éradiquer la gangrène, la Fédération Camerounaise de Volley-ball veut professionnaliser ses championnats nationaux. Un important chantier lancé par le président Julien Serge ABOUEM, qui a mis sur un pied en début de semaine, un groupe de travail chargé de la préparation de la Ligue Professionnelle de Volley-ball du Cameroun.

Le projet favorablement accueilli sur la toile, semble tomber à pic, au moment où le public Camerounais fait encore le deuil des contre-performances des sélections nationales toutes catégories confondues et des clubs engagés aux compétitions internationales la saison dernière. Au moment où l’évocation de la gestion administrative et financière de la FECAVOLLEY fait couler beaucoup d’encre et de salive. Au moment où ce championnat gisant se joue encore sur du bitume avec nids de poule comme dans les années 70.

Professionnaliser le volley-ball et rendre totalement autonome et indépendante sa Ligue, loin du favoritisme qui aurait anéanti selon certains observateurs sportifs l’élan de l’immense chantier de développement impulsé depuis plusieurs années par la refondation, paraît un défi qu’il faut urgemment relever.

Pour une parfaite implémentation, le projet de professionnalisation du volley-ball camerounais devrait obligatoirement avoir l’adhésion de tous les acteurs de la grande famille du volley-ball du pays et bénéficier d’un engagement politique sincère. Au regard du bien-fondé de l’initiative et des objectifs à atteindre, sa mise en œuvre, ne devrait pas être uniquement une affaire de la FECAVOLLEY.

Composé de 11 membres et chapeauté par le doyen BELATE Philippe, le groupe de travail a pour mission de préparer les textes constitutifs de la Ligue Professionnelle, de déterminer les modalités de participation des équipes, les conditions financières des clubs, le niveau de salaire des joueuses et joueurs et de déterminer la formule du Championnat de ladite ligue professionnelle. Parmi ses membres, le champion d’Afrique 1989 Jacques YOKO ancien international camerounais et français y figure tout comme la triple championne d’Afrique Yolande AMANA encore en activité.

A bien scruter la composition du groupe de travail, il se dégage un mélange de genre et d’échelles, mais également une confusion des compétences avec par exemple la présence de plusieurs anciens volleyeurs et l’absence des spécialistes de l’économie, du marketing, de la médecine, la communication et du droit du sport qui font partir des éléments de la chaine du sport professionnel. Il n’en demeure pas moins que durant les 6 mois de leur mandat, les membres du groupe recueillent les avis des ”oubliés” pour nourrir leur réflexion afin d’aplanir le chemin d’un volley-ball professionnel camerounais fort et ancré sur des bases économiques saines.

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