Après Stéphanie Fotso Moguong le 15 février et Christelle Nana Tchoudjang le 26 février, c’était au tour de Laetitia Moma Bassoko d’annoncer sa retraite internationale ce mercredi 9 mars 2022. Un troisième départ de suite qui a provoqué un tollé sur la toile. Joint pas la cellule de communication de la Fédération Camerounaise Volleyball, Jean-René Akono sélectionneur de l’équipe nationale féminine, dévoile toute la vérité à ce sujet.

–  Bonjour coach, quels sont d’abord les prochains challenges avec les lionnes

La participation aux jeux Islamiques et les prochains championnats du monde mais surtout de continuer à performer malgré les départs de certaines joueuses et essayer d’amener les jeunes, celle qui vont prendre la relève comme celle qui sont parties. Les amener à un niveau de performance élevée comme on a réussi à faire avec ces valeureuse championnes qui arrêtent.

–  Ces derniers temps, on a l’impression que le groupe s’effondre avec la série des départs en retraite…

Mais non ! Le groupe ne s’effondre pas. C’est juste le processus normal de la vie, de ce qu’on n’échappe pas. Il y’a plusieurs façons d’arrêter sa carrière. Il y’a certaines qui arrêtent naturellement peut-être parce qu’elles ont eu les blessures, d’autres arrêtent tout simplement par rapport à l’âge ou par rapport à leur projet donc que, c’est juste un processus normal. Je ne comprends pas pourquoi ça fait autant de bruits, c’est comme s’il y’a les sous-entendus, tout est portant clair dès le départ.

Je vois qu’on remonte jusqu’à Fawziya elle n’a jamais eu de problèmes. Quand je l’avais sélectionné, elle m’a fait comprendre honnêtement qu’avec son épaule, au haut niveau, elle ne pouvait plus être à la hauteur, qu’elle nous remerciait de la confiance qu’on lui avec fait de la rappeler. Et c’est elle même en grande dame qui était partie, toutes ces filles sont des grandes dames.

Christelle et Stéphanie on le savait. Elles avaient voulu prendre leur retraite après les TQO lorsqu’on a été éliminé au Cameroun par le Kenya. Le président Abouem a réussi à leur convaincre et elles ont dit qu’elles allaient jusqu’à la CAN. Quand on se préparait pour aller à la CAN au Rwanda on savait déjà que c’était la dernière compétition de Christelle et Stéphanie.  Et d’ailleurs une anecdote, juste une petite minute après la finale quand on attendait de monter sur le podium pour prendre la médaille d’or, Christelle et Stéphanie sont venues s’assoir à côté de moi au palais des sports à Kigali, elles m’ont dit « Alors coach voilà on a rempli notre contrat c’est fini ! » et là j’ai essayé de leur convaincre en leur disant mais non les filles, il faut essayer de continuer jusqu’au championnat du monde.

–  Donc tous les départs étaient prévus et rien ne vous a surpris ?

Oui ! Tous les départs étaient prévus. Le seul départ qui m’a surpris c’est celui de Laetitia. Elle m’a appelé qu’elle voulait aussi arrêter en équipe  pour se concentrer sur sa carrière individuelle. On a longtemps discuté elle m’a exposé qu’elle était sur les ruptures.

La sollicitation au championnat sud-coréen c’est quelque chose d’énorme si vous voyait un match de Laetitia elle a minimum 50 ballons pas match et elle m’a fait comprendre que c’est la même chose à toutes les séances d’entrainements donc elle est vraiment épuisée, c’est très difficile.  Bien sûr j’ai essayé de la convaincre de continuer avec nous parce que je me suis dit qu’elle n’a que 28 ans et j’ai essayé de trouver les solutions, j’ai réussi même à la convaincre pendant deux jours, je lui avais dit de prendre bien un temps de réflexion elle m’avait dit « okay » mais deux jours après, elle m’a appelé elle m’a dit « non » qu’elle a beaucoup réfléchi, et qu’elle préfère arrêter. C’est dommage pour nous mais Laetitia à un moment donné a besoin aussi de souffler. Je pense que beaucoup ne savait pas le haut niveau, les sollicitations qui peuvent y avoir. C’est très difficile le championnat sud-coréen je pense qu’elle a besoin de repos et elle a préféré compte tenu des échéances qui arrivent dire qu’elle se retire et il faut respecter ça. Il faut juste qu’on la félicite pour tout ce qu’elle a fait pour nous, on a tout gagné en Afrique.

–  Comment envisagez-vous la suite ?

Toutes les compétitions auxquelles nous allons participer surtout en africain on va pour les gagner. Certes on va passer les moments difficiles, parce que quand tu perds trois monuments comme celle-là c’est difficile mais c’est le processus normal dans chaque équipes même ici où nous entraînons chaque fin de saison il y’a les joueuses qui partent et d’autres qui arrivent et cela peut faire la différence d’une saison a une autre parce que si tu perds certaines joueuses parce qu’elles ont été sollicitées par les équipés beaucoup plus fortes pour les remplacer sa peut être difficile

C’est comme lorsque tu travailles dans un champ à un moment donné le champ a besoin d’être laissé au repos pour se refaire.

Dans le sport lorsqu’on perd des éléments aussi important, il peut avoir des moments de trouble, une petite traversée de désert mais on va continuer à préformer sur toutes les compétitions qu’on va participer en Afrique, on va participer pour les gagner.

Il y’a des jeunes joueuses qui vont prendre la maturité ça peut prendre du temps ou pas qui sait ? Mais on va travailler dans l’optique de pouvoir gagner les compétitions avenirs. Sur le plan international c’est beaucoup plus difficile et d’ailleurs c’est pourquoi on est content d’avoir ces compétitions qu’on a pendant les grands vacances pour commencer à travailler l’équipe pour que certaines jeunes joueuses qui sont là depuis 5 ans qui connaissent déjà la compétitions de haut niveau gagnent en expérience parce qu’elles étaient aussi barrée sportivement par ces monuments-là.

A mon niveau, je ne me fait pas de souci il y’a des jeunes qui vont se révéler il y’a d’autres qui vont arriver, il y’a aussi certaines joueuses binationales qui nous contacte de par le monde. C’est quelque chose sur lequel on va travailler voir celles qui peuvent nous être utiles mais nous avons notre noyau de joueuses qui est là depuis un certain temps ça doit être difficile mais on va y arriver.

Et surtout je répète, il faut rendre hommage à ces joueuses qui partent elles arrêtent pour leur propre bien par rapport à leur projet de vie.

 

Propos recueillis par Thierry Kamto TPO de la sélection séniore Féminine.

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